• Alain Mihelic

Tentative de Portrait du Soviétique Typique

Dernière mise à jour : 24 mai

Sous titre : .... et ce vers quoi tend le Français.


À quoi ressemblait physiquement le soviétique typique - résident moyen de l'URSS dans les années 1970-80 ?

Nous allons passer en revue quelques points révélateurs, mais auparavant il nous faut préciser la démarche psychologique qui mène du Soviet au Russe.


Article inspiré d’une rubrique lue dans le blog :

https://mirovich.media/654954.html?thread=237744490#t237744490


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C’est la Luge finale Groupons nous et demain

L'Internationale

Sera le genre humain.


En principe, un Soviétique typique devrait être assez proche des anti-occidentaux et des nostalgiques de l'URSS d’aujourd’hui. Pourtant il y a une différence fondamentale : de nombreux Soviétiques typiques aspiraient à une vie différente, et après la chute de l'URSS, ils ont vraiment commencé à vivre tout autrement. Ils ont enfin « fait des affaires », travaillé pour eux-mêmes, gagné de l'argent, etc

.

Au résultat de cette mutation, ils ont aussi graduellement pris une apparence physique complètement différente : ils se sont habillés normalement, ils ont soigné leurs dents, leur coiffure, surveillé leur alimentation et pris soin de leur silhouette. Ils ont en plus acquis une liberté vestimentaire, que les françaises pourraient prendre en exemple : choix des couleurs éclatantes, lignes, modes agressives, en réaction peut-être, comme un exutoire, aux frustrations accumulées.

Et le but de tout cet appareil et ces changements : s’éloigner au plus vite de ce peuple soviétique qu’ils ont été, et de s’assumer en tant que Russes.

Peuple soviétique désormais lointain, aux costumes froissés, mal taillés, aux mauvaises dents sur un visage chiffonné et maussade, sans soin ni de coiffure, ni d’allure, a la dégaine « moral dans les chaussettes », bref a l’aspect plus proche du SDF, que du travailleur zélé.

Ce peuple il est vrai, « Construisait le communisme », et donc le sacrifice d’une génération ou deux devait être accepté par tous.


Passons donc en revue quelques une des particularités du citoyen ordinaire de ces temps-là, et comparons-les rapidement avec l’état des ressortissants de l’actuelle Russie et tentons un parallèle avec les tendances du français moyen de notre époque bénie, en croisant les doigts pour que les similitudes ne soient pas trop flagrantes.

Quelques Traits, parmi les plus frappants :

1. Allure et Visage avilis et peau lâche.


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Le « Lever de Coude » comme pratique sportive, ça compte ?


Commençons par dire que peu de Soviétiques exhibaient une silhouette, une allure, plus ou moins décente. C’était d’abord dû au fait qu'au Pays des Soviets, il n'était pas courant de s’adonner à l'éducation physique - le gouvernement pouvait raconter toutes sortes d’histoires à propos toutes sortes de culture physique et de sport, mais les citoyens ordinaires n’avaient guère l’habitude de la pratique sportive et n’y voyaient ni intérêt, ni motivation, de sorte qu'à l'âge adulte, se maintenir en santé et en forme grâce à l’éducation physique restait très hypothétique.

Bien sûr comme partout, certains amateurs ont couru par les campagnes en été et skié de fond en hiver, ils ont pris du plaisir à l’effort, sur les pistes, dans les stades, à la piscine, mais en général, ce phénomène était loin d’être massif.


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Culture Physique a l’École : faire l’Avion

https://russiainphoto.ru/photos/248092/ Ensuite, et c’est peut-être là, la raison principale de ce délabrement extérieur, ce citoyen moyen a été nourri pendant des décennies avec le régime soviétique spécifique : un excès de glucides, basé sur toutes sortes de céréales, de pommes de terre et de pâtes. Très peu de légumes frais.

On était loin de la nourriture protéinée normale, avec la bonne viande ou les fruits de mer, des légumes et fruits de qualité et à foison.

Pour cette raison, la silhouette de l'homme soviétique moyen, entre 35 et 40 ans, a déjà acquis un aspect identifiable : ventre gonflé et distendu, qui se remarquait encore plus en raison d'une grave lordose lombaire (qui résultait de ce manque de pratique physique), et pour couronner le haut du torse : des épaules étroites.

Ajoutez à ce portrait, un visage au teint terne, d’un gris jaunâtre ou terreux et à la peau lâche et flasque.


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Après le travail. Usine mécanique Viktor Kolontaev, 14 juillet 1982, Norilsk,

À partir des archives de Nikolai Viktorovich Kolontaev.


Car outre la nourriture, l’impact des autres petits travers ressurgissait à l’ envi : tabagisme et alcoolisme.

Une large majorité des hommes et un pourcentage considérable de femmes fumaient des cigarettes soviétiques fabriquées avec du tabac passablement nocif. De plus, ce tabac était cultivé et séché en utilisant des produits chimiques plus ou moins contrôlés, ce qui bien sûr, n'ajoutait pas non plus à leur innocuité.


Enfin dans ce tableau il faut parler de l’Alcoolisme, comme le fléau numéro un. Nous développerons ce point ci-dessous.



Ajoutez à ce regime le travail, souvent pénible dans les usines, et vous comprendrez pourquoi les Soviétiques ressemblaient à cela.


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Rue Bardin le 29 mai 1985, Novokuznetsk

Tiré des archives d'Alexander Alekseevich Bobkin.


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Un peu Perdu, son sac Okazou a la main

Okazou : Voir Article : « VENDRE, ACHETER, PRODUIRE, en URSS. Partie 1 »


Coté France à présent :

Tout est bien-sûr exacerbé par la furie covid actuelle. Les difficultés économiques qui commencent, en cette fin d’année 2021 et seront artificiellement maintenues sous le couvert, jusqu’aux élections en Mai prochain, ne font que précipiter les petits commerçants, les restaurateurs, les bistrots, et les fins de droits divers, dans un inconnu angoissant, en attendant que les non vaccinés les rejoignent.


Le tout menant inexorablement à une paupérisation accélérée de la population. Tendance déjà évidente depuis 30 ans. S’acheter l’indispensable bagnole devient impossible (en plus de nouvelles contraintes pseudo-environnementales en gestation), on se restreint en bouffe, en vêtements, en sorties. Les salles de sport ferment les unes après les autres. De nouvelles dispositions dites « Énergie-Climat » sur les biens immobiliers vont pousser locataires et propriétaires à la ruine et à la rue.


Le mouvement semble impossible à arrêter et en tend à se précipiter, comme s’il fallait faire un maximum de mal avant de déguerpir.

Mais pour mettre tout le monde content, on va surement banaliser le cannabis, baisser les taxes sur les clopes et l’alcool.

Faut bien noyer le désespoir.

Ils ont aussi en préparation : le salaire pour tous, enfin tous… à condition de fermer sa gueule.

2. De Mauvaises dents.


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Sans Quenottes comment Carnasser


Les dents et leur soin, sont un indicateur du niveau de vie des habitants d’un pays. Leur état démontre à quel point les gens sont bien suivis, qu’ils mangent bien et à quel point le pouvoir se soucie du contrôle de la qualité des produits mis en vente, et que les conditions générales écologiques sont satisfaisantes.

L’état des dentitions montre à quel point la stomatologie et plus généralement le système de santé, y est bien développé et bien remboursé.


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La Fortune du Dentiste. Et ça les fait marrer

Donc en URSS, en raison de conditions nutritionnelles de basse qualité et d'une écologie médiocre et une hygiène de vie déficiente, les citoyens moyens entre 35 et 40 ans, ont commencé à perdre leurs dents. et l'absence de suivi médical normal n'a fait que renforcer cet état de fait. L’URSS fabriquait des roquettes, mais ne pouvait pas fabriquer une prothèse dentaire adaptée pour qu'il n'y ait pas besoin de la retirer pour la nuit et la coller dans un verre d'eau et ainsi effrayer les petits-enfants.


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Chi chic Chicot Chicotti Chicotta


Ajoutez à cela le manque de produits de soins dentaires normaux - la "poudre à dents" abrasive soviétique, composée en grande partie de bicarbonate, a, pendant quelques décennies, gommé les dents presque jusqu'à la racine, c'est ainsi que des dents plus ou moins saines se sont transformées en des sortes de fragments gris, en chicots jaunâtres a noirâtres.

Même les stars du cinéma soviétique, ces gens qui gagnent leur vie grâce à leur apparence, avaient rarement de bonnes dents, et dans tous les films soviétiques, vous ne verrez pas de sourires normaux aux dents blanches - les Soviétiques souriaient «en cul de poule», cachant timidement leurs dentitions altérées endommagées délabrées.

(Voir Article : Une Philosophie du Sourire).


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Motus et Bouche Cousue

Dans le même temps, la propagande soviétique a ridiculisé de toutes les manières possibles le mode de vie des Américains : "ils sourient de toute leur bouche, oh, comment osent-ils, ce ne sont probablement pas des gens, mais des robots !", écrivaient les propagandistes soviétiques.


En France de nos jours, un pseudo président, trouve hilarant de se foutre de la gueule de ceux qui l’ont mis en place et qui le paient grassement, en les traitant de « sans Dents ». Le mépris à fleur de bouche de cette caste politicarde, sans mérite et sans vision autre que celle du petit profit, du copinage et du passe-pommade, est atterrant.


Rien à foutre de contrôler la qualité de la bouffe pour les péquenots, s’ils n’ont pas les moyens finance, on va baisser la qualité des produits, mais pas augmenter les salaires ! C’est une logique de petits mercantis. On ne va quand meme pas se mettre à dos ces grands groupes qui produisent de la merde, mais qui nous ont soutenus pour accéder au pouvoir !


Pour ce qui est de la qualité des soins, un pseudo président et sa bande de branquignols, continue en pleine crise artificielle du covid à fermer des lits d’hôpitaux par milliers, obéissant aux consignes d’un monstre étêté bruxellois, Étêté mais a poches profondes. « Il faut me privatiser tout ça et laisser l’accès à la médecine uniquement à une classe auto proclamée dirigeante, telle une nouvelle noblesse ! » C’est du féodalisme, les sang-bleus sont revenus. Mais comment ça s’est donc terminé en 1790 ? Hé pas de soucis cette fois-ci on va les mater. L’« I.A. » va nous donner tous les moyens de contrôle et de répression, les esclaves n’auront qu’à bien se tenir, d’ailleurs on commence à re-ouvrir des goulags un peu partout.

3. Mauvais vêtements, chaussures et accessoires.


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En rang au débit de lait et Uniforme de Rigueur


Les tissus courants étaient de qualité raisonnables quand a la durée, mais navrants quant au confort. Le haut de gamme était introuvable, existait-il d’ailleurs ? En dehors de la finesse de la légèreté des vêtements, le problème résidait aussi dans la coupe et les tons. Les costumes pour hommes étaient de couleur gris-brun/brun/vert-kaki et ressemblaient à une sorte d'uniforme de travail, sans fantaisie, sans diversité ni choix de style

Les tenues pour femmes ne valaient pas mieux. Tout était cousu à partir de tissus épais en laine et mi-laine avec ajout de synthétiques.

Mais le plus gros problème restait l’acquisition : bien-sûr l’inconnue de la disponibilité, mais aussi l’achat proprement dit tant les prix étaient exorbitants.


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Les 3 Mousquetrices

Il n'y avait pratiquement pas de marché normal de l'habillement dans le pays.

Alors pour pallier aux insuffisances d’approvisionnement, les femmes cousaient elles-mêmes les robes, et leurs vêtements légers à partir de tissus plus ou moins décents.

Mais un manteau normal ne pouvait être fabriqué que dans un atelier de couture avec des machines suffisamment puissantes et ce, pour un prix fabuleux - à partir de 150 roubles et au-delà (soit 1 à 2 salaires moyens). Des vêtements normaux, bien taillés, correctement coupés et finis n'ont commencé à apparaître que dans les années quatre-vingt.

Pour les chaussures, c’était encore plus triste - les bottes en cuir ou les chaussures étaient laides et coûtaient cher : les bottes normales pour femmes coûtaient presque un salaire moyen (à partir de 80 roubles et plus). Le rêve d'un Soviétique (Voir l’article « Rêves de Soviétiques) était de se procurer des chaussures provenant des pays du camp socialiste, qui étaient perçus comme «à l'étranger». Par exemple des baskets Botas tchécoslovaques ou des chaussures Salamander est-allemandes. Jusqu'à présent, les anciens se souviennent de ces « Salamander » avec ce néo-lézard pour emblème, chaussures ordinaires que l’URSS ne savait ou ne voulait pas produire.


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Crépon dessous, mais pur Cuir dessus

En ce qui concerne les accessoires, meme tableau. On peut brièvement rappeler les terribles lunettes en corne, qui pesaient comme un petit haltère, appuyaient si fortement sur l'arête du nez pour bien le marquer et le blesser et qui couvraient la moitié du visage, transformant ainsi, même une personne agréable, en un monstre avec deux «hublots» à la place des yeux.



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Oui enfin presque comme ca

En face nous avons la France pays de la Mode : wouaih ….c’est loin tout ça. Reste que LVMH comme une espèce de souvenir d’une splendeur passée. Jetez donc un œil sur les accoutrements moyens dans le métro : jeans a trous multiples, pour faire « à la page », dans le coup, Zabits gris ou bruns ou noirs, y’a le choix, godasses Bata en simili croco simili cuir, ou de la 3 bandes (ou pire encore), qui te mycose les arpions à desquamer, sans parler des odeurs. Ya un peu plus de variété ici c’est vrai pour l’instant, mais l’ensemble a une saveur de décadence que les visiteurs-touristes remarquent et déplorent.

Pas de sous pour la fantaisie, il faut parer au plus urgent, et aller bosser.

4. Négligence générale.


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Gris et Calmos, Bière a l’affut


À tout cela, il fallait ajouter la négligence générale voulue de l'homme soviétique, car dans ce pays, on pensait que paraître "trop ​​beau", était une sorte de défi d’affront, lancé aux ouvriers et aux paysans. Par conséquent, le soviétique moyen se grimait, se déguisait, en un négligé passe partout, meme s’il avait la possibilité financière de se vêtir correctement, afin que personne ne l'accuse de "dandysme".



Le dandysme était apparu dans les années 1960-70 (Voir Article à venir JOURNAL CROCODIL), porté par les enfants de citoyens riches voulant se démarquer de la populace. Ils étaient bien sur ostracisés au maxi par les simples. Mais si vous faisiez partie de ces cohortes de gens normaux, mieux valait ne pas sortir du rang afin de ne pas vous faire remarquer. Ne pas passer pour un arrogant, essayant de se détacher de l'équipe et d'échapper au devoir honorable de construire le communisme . Dans les années soixante-dix, les cheveux longs des gars pouvaient être coupés de force par les travailleurs du Komsomol (Groupement des Jeunesses Communistes), les pantalons à fond évasé pouvaient être coupés et les filles pouvaient être mises à l’index aux réunions du Komsomol pour leur «apparence bourgeoise inappropriée». Alors qu'au contraire, la vue d'un ivrogne en lambeaux et négligé était considérée comme quelque chose de "prolétaire" et de "vrai de classe".



En France aujourd’hui :

L’impératif pour ne pas paraitre trop riche est ici d’un autre ordre : le souci est qu’il ne faut pas attirer l’attention des petits malfrats qui grenouillent et grouillent tout autour, à l’affut du moindre bijou meme en toc, ou d’un sac à main a ouverture facile.

Et puis il y a aussi la mode du négligé style rappeur avec sa dégaine de marlou, c’est donné pour chic. Là aussi faut faire comme les autres pour ne pas être repéré et emmerdé.

Ne parlons pas des femmes, tenues à des toilettes les plus strictes, pour répondre aux impératifs des nouveaux penseurs des cités. A Paris, les services de nettoyage ne parviennent plus, en dépit d’un doublement des effectifs et le renforcement des moyens, à faire face aux montagnes de détritus jetés depuis les automobiles, le long des voies.

Derrière les murets de protection du périf, on ramasse par plusieurs dizaines de tonnes les bouteilles plastiques, emballages, poubelles ménagères etc, malgré un passage régulier des éboueurs dans la ville ! C’est une régression totale de la discipline sociale, expression pure du chacun pour soi.



5. Possédés par les Vices, dont le premier : l’alcool


En 2010, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé, la consommation d'alcool pur en Russie fut en moyenne de 15,1 litres par habitant, soit le quatrième taux le plus élevé au monde après la Biélorussie (17,5), la Moldavie (16,8) et la Lituanie (15,4). D'après le Centre de recherche en toxicologie de Moscou, ce taux est passé à 11.12 en 2017, à confirmer la tendance !

En France 11,7 litres par habitant en 2017, en diminution depuis les années 1960.


https://www.santepubliquefrance.fr/


1 Biélorussie 14,37


2 Andorre 13,31


3 Lituanie 12,90


4 République Tchèque 12,69


5 Grenade 12,40


6 Autriche 12,10


7 Irlande 11,92


8 France 11,70


10 Estonie 11,36


11 Luxembourg 11,36


12 Allemagne 11,21


13 Russie 11,12


15 Portugal 10,84


17 Pologne 10,70


19 Belgique 10,57


Mais ce beau résultat encourageant, ne tient pas compte de certaines réalités de terrain et de la production privée : la vente d’alambics est permise et les productions personnelles aussi variées que volumineuses.


On appelle « zapoi », la très saine habitude que je n’ai vu qu’ici, après une période de relative abstinence, de se saouler à ne plus voir le jour pendant une semaine pleine.


En URSS, il n'y avait absolument aucune incitation à s'engager dans le développement individuel et à s'améliorer personnellement d'une manière ou d'une autre. L'entreprise privée dans le pays était interdite, et quelle que soit votre initiative, l’énergie dépensée, vous n'auriez pas, de toute façon, obtenu plus que votre plafond soit un salaire de 140, avec un maximum de 200 roubles. Il n'y avait aucune incitation à chercher quelque chose de nouveau, à suivre des cours, à inventer quelque chose. Pour toute invention, même la plus ingénieuse (qui vous aurait rendu riche en Occident), vous receviez une lettre d'honneur récompensée par un billet pour un séjour d’une semaine dans un pays ami comme la Roumanie.


C'était cet environnement gris et uniforme, où tout a déjà été décidé et prédéterminé à l'avance, et dont vous ne pouvez pas sortir, qui poussait les gens à la bouteille. Pourquoi lire quelque chose, améliorer vos compétences, s'ils paient un salaire de toute façon. Buvez-vous au travail ? Pas de problème, vous ne serez pas licenciés, pour la bonne raison, qu’il ne devrait pas y avoir de chômeurs en URSS, c'est le meilleur système du monde !


En plus de la morosité, l'attitude plutôt tolérante du gouvernement soviétique et de la société dans son ensemble envers les alcooliques, était également à blâmer, cela se reflétait même dans les films. Personne n'y faisait directement l'éloge des ivrognes, mais ils y ont toujours été présentés comme des gens absurdes et gentils, "un peu déréglés", mais qui reviendront bientôt dans le bon chemin.


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Autre fait important : la vodka était disponible toujours et partout. Même dans le kiosque le plus miteux, dans lequel, dans le meilleur des cas, il n'y avait que des sprats a la tomate et du pain noir, vous pouviez toujours voir des rangées de bouteilles de Stolichnaya, Russkaya, Moskovskaya ou Pshenichnaya. Jamais de rupture de stock pour le coup.



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Retour des Bouteilles Consignées


Quant au Français, vu avez vu plus haut que les chiffres parlent : les plus alcoolos ne sont pas ceux qui ont la plus mauvaise réputation.

La qualité des produits à la vente est certes plus standardisée si ce n’est plus saine, mais les quantités sont là.

Dans la gamme des paradis perdus, le français a en plus à sa disposition des herbes et une quantité d’autres variantes chimiques.

La période covid actuelle est une bonne promotion pour le principe de morosité, de désespoir, de frustration. Les cohortes de mal payes mal loges mal nourris s’allongent


6. La terre du malheur légitime. Une fin, un épilogue.


Le Soviétique moyen a toujours eu peur, à raison, de ses supérieurs, il a donc essayé de ne pas se tenir debout tête haute mais tenté de se fondre de toutes les manières possibles dans la foule. Une veste froissée, un tailleur mal ajusté, une chemise légèrement tâchée et jaunâtre à cause de nombreux lavages, une ceinture de cuir craquelée, une montre au bracelet oxydé, des lunettes en corne, des chaussures effilochées et poussiéreuses. Tout ce qu’il fallait, pour discrètement ressembler à tout le monde, ne pas essayer de paraitre, ne pas provoquer les envieux, les jaloux. Ces attitudes pouvaient être dangereuses si vous n’aviez pas un appui haut placé.

Tout cela serait drôle, si ce n’était aussi effrayant. L’éclosion de ce type de citoyens est la résultante, d'une part, d’un niveau de vie vraiment bas en URSS, et d'autre part, de la mémoire, devenue atavique des répressions staliniennes - lorsque tous les meilleurs et les plus brillants ont été éliminés ou détruits. Un seul mot d’ordre : ne vous démarquez pas, soyez gris, essayez de ne pas attirer l'attention de vos supérieurs, de vos voisins, n'exprimez pas votre opinion, ne souriez pas, essayez de paraître malheureux. Alors l'état dans sa grande magnanimité vous foutra la paix.



En France, L’arsenal de suivi, de traçage et de potentialité de répression devient digne d’un stalinisme en gestation avancée. Tous s’y mettent : le fisc les flics l’administration, la pression répressive est partout. On surveille vos piscines par drone, on surveille vos comptes bancaires, on vous interdit des transferts ridicules (150 euros, j’ai eu le cas) s’ils ne sont pas documentés, on vous colle des amendes par centaines d’euros pour des excès de vitesse de 10 km heure, on vous empêche de vivre et de travailler en vous enlevant votre permis de conduire chèrement acheté, pour des micro fautes cumulées. Essayez-vous les cadors à képi, de conduire 150 000 km par an comme un VRP moyen, sans vous faire déchiqueter par la machine à broyer les individus que sont devenues vos sociétés haïssables. Et 135 euros tarif unique pour un masque non porté sur une plage du Nord vide !

Je passe la nouvelle mode de la chasse aux non vaccinés, ces nouveaux parias, ces assassins en puissance !

Il ne reste plus au Français moyen que la solution soviétique, pas de zèle, pas de vitesse, pas de nerf, pas d’énergie, pas de front haut, et surtout pas d’initiative, pas de vague. Quelle belle société, quelle belle vie !



En ces temps anciens, de noirceur et de répression injuste d’asservissement d’oppression n’ayant pas d’ autre fondement ni justification qu’une volonté aveugle de conserver un pouvoir indu, pertinemment volé, en ces temps donc d’avilissement, de déchéance de flétrissure et de honte, de prévarication de prébendes d’hypocrisie, de pillage de destruction sociale et matérielle, une petite caste s’estimait investie d’un devoir de sauver le monde (le leur en tous cas) pour justifier toutes les inepties les atrocités les iniquités.

Tout n’étant qu’affaire de gradation, les horreurs d’un Staline ne sont pas comparables à ce qui se trame de nos jours me direz-vous. Voire ! La suite nous réserve de belles surprises et délicat de définir le point de non-retour à partir duquel la situation deviendra infernale pour le peuple.


On a enfermé emprisonné affamé fusillé avec de beaux arguments : construire un monde nouveau pour un homme nouveau

À présent on mitraille, on enferme on pique a tout va, sous le meme type d’argumentaire débile.


Ouf ça fait du bien de soulager sa bile.



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