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  • Photo du rédacteurAlain Mihelic

Réchauffement du Climat et la Russie

Dernière mise à jour : 5 mai

La Russie touche, par sa dimension hors norme, à différents types de climats les plus extrêmes. Le pays se trouve au carrefour des défis imposés par le réchauffement planétaire, elle est un résumé des problématiques posées et de ce fait particulièrement concernée par les questions du réchauffement global.


Campagne autour de Moscou

Verte campagne de nos jeunes années

 

Au nord du territoire, on a beaucoup parlé de la disparition du pergélisol qui fond plus vite qu'un sorbet au soleil d'été : le réchauffement s’accélère au nord du 66e parallèle, et les sept dernières années y ont été les plus chaudes du siècle.

Mais dans le sud, c'est la désertification et la sécheresse qui posent problèmes et par place comme en Kalmoukie, les dunes remplacent peu à peu les steppes, forcent des milliers de fermiers à l'exil, et galopent à toute allure, transformant les plaines en un gigantesque bac à sable.

 

Russie, divisions administratives, Océan Arctique.

Russie, divisions administratives, Océan Arctique.

 

Climat de la Russie : Etat Actuel :

 

Au cours des dernières décennies, le climat de notre planète a évolué rapidement. Les saisons changent et les zones de précipitations se sont déplacées, amenant les hommes à s’adapter. Le changement climatique, c'est un peu comme une fête surprise : on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre, mais ça peut finir en catastrophe.

 

Ce changement s’accompagne aussi de cataclysmes inhabituels, que la Russie n’avait jamais connus depuis 100 ans.  Les rafales, les orages violents, les ouragans et même les tornades sont devenus fréquents. Des tempêtes qui font tourner la tête des météorologues comme des toupies en furie, des rafales qui vous arracheraient les derniers boutons de votre pardessus et des pluies diluviennes qui vous font regretter d’être sorti chercher des cigarettes sans parapluie.

 

La première de ces tempêtes s'est produite à Moscou, dans la nuit du 20 au 21 juin 1998. un vent déchaîné a transformé la ville en champ de bataille avec 48 000 arbres abattus et des toits emportés comme des chapeaux lors d'une rixe de géants

Dans la ville, plus de 2 000 bâtiments ont été endommagés, dont les toits du Théâtre Bolchoï et du Grand Palais du Kremlin, et 11 personnes sont mortes par la chute de branches et objets.

 

Après cette période, les ouragans dans le centre du pays sont devenus assez habituels et on note que leur puissance augmente. 

 

Le 13 juillet 2016, Moscou et sa région ont subi une nouvelle tempête, et si la ville n’a pas trop souffert, l'épicentre se trouvait dans le village de Prudnya, dans la région ouest de Moscou. Là, ce ne sont pas seulement les toits qui ont été endommagés : des izbas ont été éventrées, des maisons en rondins ont été démontées à mi-hauteur et des fenêtres ont été arrachées. Bref, apocalypse.

 

Pourtant, la Russie reste « à la périphérie » de ces catastrophes et presque sereine malgré ces soubresauts climatiques. Selon l’ESSL (European Storm Laboratory), l’Europe a connu 616 tornades rien qu’en 2017.

Mais bah ! restons sereins, tout va bien dans le meilleur des mondes ! Ou du moins, tant qu'on ne prend pas une branche sur la tête en sortant de chez soi !

 

 

Les Cycles de Milankovitch

 

Le climat est, en principe, éminemment instable dans le temps court comme dans le temps long ; il a changé et changera toujours, car il dépend de l'activité solaire, de l'orbite des planètes et de la localisation des calottes polaires. Les cycles de Milankovitch sont un facteur prépondérant de ces changements.

 

Les cycles de Milankovitch traduisent les variations périodiques dans les paramètres orbitaux de la Terre, ce qui affecte son climat sur de longues périodes de temps, oscillant d’un millier à des centaines de milliers d'années. Ils ont été découverts et étudiés par le mathématicien serbe Milutin Milankovitch au début du 20e siècle. Ces variations orbitales influencent la manière dont la lumière solaire est répartie sur la Terre, ce qui affecte directement le climat.

 

Milankovitch a défini trois principaux cycles de variations :

 

  1. L'excentricité orbitale : Cela se réfère à la forme de l'orbite terrestre autour du Soleil. Cette forme peut varier d'une orbite presque circulaire à une orbite plus elliptique sur des périodes de centaines de milliers d'années. Lorsque l'orbite est plus elliptique, la Terre reçoit plus ou moins d'énergie solaire à différents moments de l'année, ce qui influence les saisons et les climats, augmentant les contrastes.

Bon, l’ellipse est très peu accentuée : en moyenne, l'excentricité orbitale de la Terre est d'environ 0,0167, ce qui signifie que l'orbite terrestre est en fait assez proche d'un cercle parfait. Cependant, cette valeur peut varier légèrement au fil du temps en raison de divers facteurs en particulier la position et l’influence des autres planètes.

La principale composante de cette variation fluctue sur une période de 413 000 ans. D'autres composantes de cette variation fluctuent sur des périodes entre 95 000 et 125 000 ans. L'excentricité actuelle de l'orbite de la Terre est décroissante.

 


Cycles de Milankovitch

Cycle a trois vitesses !



2. L'obliquité de l'axe terrestre : C'est l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre par rapport à son plan orbital autour du Soleil. Cette inclinaison varie légèrement sur des périodes de 41 000 ans environ, allant de 22,1 à 24,5 degrés, comme si elle se lançait dans une chorégraphie cosmique. L'obliquité affecte la distribution de l'énergie solaire sur la surface de la Terre, influençant ainsi les saisons et les régions climatiques, plus l’axe est incliné, plus les saisons sont contrastées.

L'obliquité est dans une phase descendante et atteindra son minimum dans environ 10 000 ans. En prenant comme seul paramètre d'influence l'obliquité, les étés deviendraient moins chauds et les hivers moins froids.

Ce phénomène semble lui aussi dû à l’influence des autres planètes.

 

3. La précession des équinoxes : C'est le changement de l'orientation de l'axe de rotation de la Terre dans l'espace, qui se produit lentement sur des périodes de 26 000 ans environ. Tel un élégant pas de deux, cette précession détermine les dates précises où les saisons entrent en scène, jonglant avec les solstices et les équinoxes comme des artistes de cirque.


La Précession affecte les dates auxquelles les saisons commencent et se terminent. Par exemple, la précession peut déterminer si l'été dans l'hémisphère nord commence lorsqu'il est plus proche ou plus éloigné du Soleil. La précession va augmenter ou diminuer les contrastes des saisons.

Par ce mouvement, le pôle Nord céleste se déplace avec le temps. Aujourd’hui, sa position coïncide pratiquement avec celle de l'étoile α Ursæ Minoris (Etoile Polaire) mais dans 12 000 ans, il se situera à proximité de Véga.


Excentricité, obliquité, Précession

Cet excentrique a précédé l’obliquité de la Planète

 

 

Ces cycles conjugués exercent une influence complexe sur le climat de notre planète à l'échelle des temps longs, et ils sont couramment invoqués pour expliquer les fluctuations climatiques passées, notamment les périodes glaciaires et interglaciaires.

 

Ces subtiles variations, influencées par le jeu et les facéties des autres planètes, nous réservent encore bien des surprises pour les temps à venir.


consequences des cycles de Milankovitch sur la temperature

Les Cycles de Milan et de Kovic, 2 coureurs célèbres

 

 


Variations de température lors de l'ere quaternaire

Source - © 1999 Petit R. et al., Nature

 

Datas tirées des carottages effectués en Antarctique, grâce à la mesure par géochimie isotopique, du rapport O16 – O18, lié à la température des océans.

 

Géochimie Isotopique :

« L’oxygène est présent dans l’air que nous respirons ou dans l’eau qui nous entoure sous la forme de plusieurs isotopes de masses respectives 16, 17 ou 18, selon le nombre de neutrons compris dans le noyau. Ces isotopes partagent les mêmes propriétés chimiques mais diffèrent par les propriétés physiques liées à leurs masses.

Le rapport 18O/16O sur Terre de n’importe quel corps renfermant de l’oxygène va être proche de 0,2 %, mais il n’est pas rigoureusement constant. Par exemple, le rapport isotopique d’une masse d’eau donnée va dépendre des phénomènes d’évaporation- précipitation. En effet, l’isotope le plus léger s’évapore plus facilement que l’isotope le plus lourd qui, lui, se condense plus aisément dans les pluies. La composition isotopique de la glace dans les forages polaires ou tropicaux va permettre de suivre au cours du temps l’évolution des processus physiques qui ont affecté le cycle de l’eau. »


 

 

Prospective sur la base des Observations de Gumilyov :

 

Pour la Russie, la nature cyclique du changement climatique tout au long de la période historique a été décrite pour la première fois en détail par L.N. Gumilyov (1912 –1992) dans plusieurs de ses ouvrages. Il a établi un lien entre la trajectoire des cyclones de l'Atlantique et le climat de certaines régions de l'Eurasie.

 

Ainsi, les combinaisons climatiques suivantes ont été décrites :

 

  1. Quand la Banquise se pavane à son maximum historique, la mer Blanche se fige - les cyclones tels des voyageurs ivres, traversent les vastes steppes arides. Le cœur de la Russie, se sentant un peu délaissé, se plaint de son manque d'humidité, pendant que la mer Caspienne, lassée de ce manège, baisse les yeux et les eaux, laissant l'Aral monter en grade ;

  2.  Mais lorsque la Banquise fait un pas en arrière, les cyclones prennent d'autres chemins, arrosant les forêts de la zone humide russe, tandis que le centre du pays se retrouve sous un déluge de pluie et de flocons. Les terres se retrouvent submergées, leur fertilité s'enfuit comme un voleur dans la nuit. Pendant ce temps, la mer Caspienne se gonfle d'orgueil, tandis que l'Aral se languit, les steppes desséchées pleurant leur sort.

  3. Et quand la Banquise, telle une diva capricieuse, se retire encore plus vers le Nord, la toundra se réveille sous un manteau de vertes forets, tandis que les cyclones, las de leur périple, préfèrent caresser les terres polaires. La Russie centrale, dans son écrin d'opulence agricole, savoure ce moment de grâce. Pendant ce temps, la mer Caspienne et l'Aral, se jouant des distances, dansent une valse syncopée, et les steppes, désormais délaissées, s'assèchent sous le regard désabusé du ciel.

 

 

Observations Effectives :

 

Désormais c’est ce troisième scénario, relativement favorable à la Zone Moyenne, qui est observé, mais d'autres facteurs doivent également être pris en compte.

 

Au cours des dernières décennies, la calotte glaciaire arctique a considérablement diminué et s'est déplacée vers l'Amérique du Nord, que la nature recouvre désormais de neige. 

L'Arctique russe est libéré plus tôt des glaces, ce qui facilite la navigation sur la route maritime du Nord : ainsi, en été les brise-glaces, autrefois héros de ces masses gelées, peuvent désormais se la couler douce, ne s'attardant qu'aux confins du Taimyr. Mais méfiez-vous, car cette nouvelle donne réchauffe les cœurs russes un peu trop vite, à un rythme 2,5 fois plus effréné que la moyenne mondiale.

 


Réchauffement : localisation

Réchauffement localisé

Doc NASA, via Huffington Post


Quant à notre Caspienne, après une montée en puissance de ses eaux entre 2012 et 2018, voilà qu'elle fait sa boudeuse et décline sur la période 2018-2020. Comme dans un ballet bien réglé, la banquise prépare son retour en force pour les deux années à venir.

 

Nous devons continuer à nous attendre à des fluctuations de température et à des catastrophes naturelles. Si le scénario climatique des IIIe, Xe et XVIe siècles se répète, alors nous aurons droit à un dessèchement des steppes eurasiennes, à des récoltes en berne et à des soucis d'approvisionnement en eau. La Russie centrale, elle, jouira d’une humidité des plus rafraîchissantes, même si les caprices de la pluie pourraient bien chambouler son humeur.


contrastes climatiques

La Mi-Temps, l’amie tend, l’âme y tend

 

Il n’est pas non plus surprenant que l’activité volcanique se soit intensifiée et que nos volcans se sentent d'humeur agitée : les changements de pression causés par nos glaciers vagabonds titillent les plaques lithosphériques, réveillant les monstres endormis (Voir Article : « Le Baïkal et la Tectonique des plaques »). 


Compte tenu du renforcement progressif de la banquise en Amérique du Nord, ainsi que de la grande faille transformante qui traverse ce continent, notre planète pourrait être confrontée à des éruptions majeures, ce qui entraînerait des émissions de cendres volcaniques, un hiver général et une nouvelle série de glaciations.

Voila du spectacle en perspective !

 

 

Contexte de la situation en Russie et Mesures prises

 

Moscou, cette grande dame de l'Est, se retrouve prise dans une querelle météorologique digne des plus grands drames russes !

La capitale, habituée à se lover sous son manteau de neige, se découvre presque à nu, dans un hiver aux allures printanières, laissant les Moscovites perplexes, se demandant s'ils doivent sortir leurs doudounes ou leurs lunettes de soleil ! Cette « anomalie » en hiver 2022-23, a même contraint les autorités municipales à fermer les patinoires en plein air, lieux de convivialité glacée si prisés des Moscovites, laissant les amateurs de glisse errer dans les rues, cherchant désespérément une parcelle de froid perdu, et se rattrapant sur le premier kiosque à glace venu, pour déguster un « plombir » ou un « esquimau ». Voir Article : « Les Crèmes Glacées Soviétiques”.


la fonte des glaces

Un corps net, un’ corne hé, un cor né, un cornet


Moscou, pour rester à la pointe du progrès, se lance dans une danse écologique effrénée. Les stations d'épuration, tels des artistes en pleine métamorphose, se refont une beauté, tandis que les usines, qui naguère crachaient leurs fumées noires telles des locomotives infernales, sont maintenant sommées de se plier aux règles vertes de la modernité.


Que dire de ces bolides électriques, ces joyaux de la route futuriste, qui sillonnent désormais les artères de la ville, laissant derrière eux une traînée d'espoir écologique ! Les autorités veillent, telles des gardiennes de la biosphère, à ce que l'air que nous respirons soit aussi pur que les vers du poète russe. C’est un fait dont je peux témoigner, marcher en ville est devenu tout à fait agréable, sans fumées, sans ces odeurs acres et irritantes qui vous étouffaient il y a encore 15 ans.


Et l'industrie des déchets, cette vieille dame cacochyme, subit une cure de jouvence, se transformant en une machine à recycler les rêves perdus, tandis que l'écotourisme, ce voyage enchanté au cœur de la nature préservée, trouve peu à peu sa place dans le cœur des Russes, avides de découvrir les trésors cachés de leur vaste patrie.

Ainsi va Moscou, cette ville aux mille visages, jonglant avec les caprices du temps et les exigences de la modernité, tout en préservant jalousement son âme, forgée dans le feu de l'histoire et la glace des hivers éternels.


 C’était bien là ? un petit coup de tremolo.


Les Avantages et Inconvénients du réchauffement pour la Russie.


Avantages :

  • 1. Un réchauffement modèrerait le froid mordant du grand nord et aiderait au développement de l’Arctique.

Mais le permafrost sibérien, désireux de se détendre, risque de causer quelques maux de tête aux infrastructures énergétiques.


  • 2. Le pays est un géant de la production énergétique mondiale et ses compagnies productrices, des forces politiques importantes.

Les sommes produites par cette industrie, profiteront à créer de nouvelles sources de revenus, éclairant ainsi l'avenir économique du pays.

La production énergétique est un facteur d’équilibre non seulement pour le pays mais aussi pour le monde.

Les investisseurs occidentaux ayant déserté les projets énergétiques russes, le pays comble rapidement le vide créé par la fuite des capitaux occidentaux.


  • 3. Le réchauffement des régions septentrionales du pays facilitera l’accès aux abondantes ressources naturelles qui s’y trouvent.

Champs Pétroliers Off Shore en Ocean arctique

Champs Pétroliers Off Shore et la zone frontalière

 

 

  • 4. La fonte des glaces de l’Arctique accélérera l’ouverture de la route maritime du Nord, renforçant ainsi les avantages stratégiques, économiques et commerciaux de la Russie. Un chemin vers de nouveaux horizons remplis de possibilités alléchantes.

la route maritime du Nord

Si tu vas là-bas vers le Nord

 

  • 5. Le réchauffement augmentera la superficie des terres du centre, disponibles pour l’agriculture, ce qui donnera un élan supplémentaire à un secteur déjà en plein essor. 

 

 

Inconvénients :


Le réchauffement climatique n’a pas que des conséquences positives pour le pays, et n'est pas qu'un bal joyeux !


1)    L’impact du changement climatique ne se limite plus à de rares catastrophes ou phénomènes météorologiques anormaux. Les températures connaissent des hausses et des variations inédites ; la fonte de la banquise arctique s’accélère ; le permafrost, qui représente 60 à 65 % du territoire de la Fédération de Russie, subit des dommages sans précédent ;

 

2)    Le permafrost est composé de glace et de débris végétaux et de sables et argiles apportés par les vents. L’épaisseur du permafrost varie au plus sud de 100 mètres, à 1000 mètres au niveau de l’Océan Arctique : Mer de Kara, Mer de Barents, Mer de Laptev, Mer de Sibérie Orientale. Sa fonte entrainera la disparition d’immenses territoires, représentant plus du tiers de la surface du pays !

 


Le Permafrost autour de la calotte polaire

Le Permafrost autour de la calotte polaire. En Bleu foncé, permanent

 


Déformations des Routes dues au dégel du permafrost

Déformations des Routes dues au dégel du permafrost

Sont-ce les Montagnes Russes ?



Cratére formé par des Bulles de Gaz éjectant les terrains sur jacents

Bulles de Gaz éjectant les terrains sur jacents en forme de cratères

Note : Taille de 20 à 40 mètres de diamètre

 


deformations dues à la fonte du Permafrost

Petites contrariétés dues à la fonte du Permafrost

 

3)    La croissance des phénomènes météorologiques dangereux en Russie de 1998 à 2015, a augmenté d'environ 3 fois.

En 2014, 569 phénomènes de ce type ont été enregistrés en Russie, du jamais vu, notamment de graves inondations ont eu lieu dans l’Altaï (sud de la Sibérie). Concernant cette année 2023, le déficit en eau dans la région du lac Baïkal, est tombé sous des seuils critiques, et provoque une augmentation catastrophique du nombre d’incendies

.

 

La chaleur anormale de 2010 (plus de 40 degrés à Moscou pendant 40 jours de Juillet à début Aout !) a coûté la vie à au moins 56 000 personnes. 


Pollution et desequilibres climatiques

Nous ferons table rase, il ne restera rien

 

4)    Le nombre et l’ampleur des incendies de forêt et des incendies de tourbières, ces créatures voraces, se multiplient et s'étendent, engloutissant des étendues de nature à une vitesse alarmante.

Le nombre de feux de forêt en juillet 2020 a largement dépassé celui des années précédentes : 600, contre 400 en 2019, et une moyenne annuelle de 100 pour la période 2013-2018. Recouvrant une zone de la taille de la Grèce.

 

5)    Des flambées d’infections surviennent et leur portée s’étend.

En Russie centrale, l'encéphalite à tiques est apparue au cours des dernières décennies. La raison en est que les oiseaux porteurs de tiques ont modifié leurs itinéraires de migration.

 

6)    Le dégel annoncé de l’océan Arctique pourrait faire émerger de nouveaux points de tension, notamment géopolitiques, alors que de nombreux pays convoitent les voies maritimes du Grand Nord et les ressources enfermées sous sa glace.


delimitation des Frontières et revendications en Ocean Arctique

Frontières et revendications


Les prétentions territoriales russes ne sont pas infondées, car le tracé des limites internationales prend en compte de nombreux facteurs, telle la continuité naturelle des reliefs. Or la position Russe se base sur l’existence d’une chaine sous-marine : la Dorsale de Lomonossov, prolongement des iles de la Nouvelle Sibérie.

 

7)    Les politiques de lutte contre le réchauffement climatique semblent mettre en péril les intérêts intrinsèques du pays

Le monde s’intéresse à la Russie d’abord pour ses ressources énergétiques. Si le pays passait à une économie post-carbone, il devrait supporter une transition prolongée et difficile, et pourrait être marginalisé à court et à moyen termes. Si la Russie devait troquer son manteau énergétique contre une robe plus verte, elle devrait affronter une transition périlleuse, pleine d'embûches économiques. Face à de tels risques, les gains d’une économie totalement ou largement décarbonisée apparaissent lointains et incertains. Le monde, avide d'énergie, ne semble pas prêt à tourner la page du carbone aussi rapidement !

 

Les besoins mondiaux en Energie continuent de croitre, et les substitutions renouvelables sont techniquement lointaines, à part la filière Thorium.


consequences de la fonte du permafrost

Ca penche et chancelle, ça fléchit et décline, ca déverse et s’incline

 

La Danse des Positions : Entre Réalisme, Technologie et Pragmatisme !


La notion de bien universel, un concept qui oscille entre idéalisme éclairé et hypocrisie rampante !

À Moscou, on lève les sourcils dubitatifs devant les appels insistants des autres nations à adopter des mesures plus ambitieuses pour réduire les émissions de carbone. Pourquoi ? Parce qu'on y voit surtout des manœuvres, des tentatives d’affaiblir sa position concurrentielle et son influence internationale.


Dès lors, la « décarbonisation » apparaît non pas comme une noble aspiration, mais comme 'une façade bien polie dissimulant les intérêts égoïstes des autres acteurs mondiaux. Les États-Unis, eux, semblent s'auto-exempter de cette obligation, préférant garder les mains libres.

 

Les solutions proposées par l'Occident semblent parfois bien timides : éoliennes ! panneaux solaires !

Les réponses de la Russie sont moins des réactions de mode et promeuvent :


1)    le Nucléaire. Le pays a dépassé la France en fourniture à l’export de centrales nucléaires (récemment Egypte, Hongrie).

Bref une attitude réaliste et égoïste en réponse à celle des Etats Unis, qui font passer l’intérêt national avant celui de la planète. Les Gaz et huiles de schistes américains en sont un des exemples les plus patents.


2)    L’« adaptation préventive », qui vise à réduire l’impact du changement climatique, par exemple à travers la construction de digues et la protection des forêts ; et l’« adaptation post-crise », qui englobe les secours en cas de catastrophe et les opérations d’urgence.

 

3)    Les nouvelles technologies : La Russie et son peuple sont très orientés technologies nouvelles : la technophilie se traduit par des avancées dans les connections, la digitalisation, qui sont parmi les plus remarquables au monde.   La 5G, les robots livreurs, les camions livreurs, l’I.A. et la génétique, sont des voies ouvertes pour renforcer souveraineté et minimiser l’impact sur la planète. Avec pour conséquence pour le citoyen, d’une vie facilitée, une corruption moindre au quotidien, et une proximité accrue avec l'État.

 

Toundra au printemps

Toundra au printemps, que d’eau que d’eau


Si la posture de Moscou est discutable, elle apparaît nettement préférable à celle de l’administration américaine, qui s’est caractérisée par l’abrogation de l’accord de Paris et la remise en cause systématique des mesures de protection de l’environnement existantes. La politique russe d’« adaptation » prend peut-être ici tout son sens.

Il s’agit, pour le Kremlin, de s’adapter non seulement aux effets physiques (environnementaux, économiques) du changement climatique, mais aussi à un environnement stratégique international façonné par ces effets.


Bien que le coronavirus ait fait baisser la demande mondiale de combustibles fossiles, on assiste à un rebond car les gouvernements cherchent à relancer l’économie par tous les moyens possibles, y compris en supprimant ou en assouplissant des mesures de protection de l’environnement.


Les sanctions actuelles contre la Russie, ont pour conséquence de déstabiliser les accords internationaux passés à Kyoto et Paris. Côté européen, les Allemands reviennent à toute vapeur vers le charbon, s’apercevant un peu tard que le tout éolien n’est qu’un mirage. Bravo les donneurs de leçon !


le necessite des mesures de protection de l’environnement.

Mi-cru, mi-cuit, misère


Les 195 pays réunis mi-décembre au Bourget, en banlieue parisienne, pour la COP21 se sont donné pour objectif de contenir le réchauffement « bien en deçà de 2°C » pour limiter des dérèglements du climat, aux conséquences dévastatrices.


Pour certains, cet objectif de plafonnement les émissions vient trop tard. Bien que le total des émissions de gaz à effet de serre en Russie n’ait pas augmenté ces cinq dernières années, les émissions émanant des voitures sont en hausse.

 



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