• Alain Mihelic

Tchernobyl et autres Histoires de Nuke

Dernière mise à jour : juin 17


URSS, Tchernobyl, radioactivité
Double Sarko phage


Tchernobyl, 26 avril 1986 et autres histoires de Nuke :


Tchernobyl, pain béni pour les pseudos écolos politicards, justification à tous les excès marqués du sceau de l'écologie, argument massue anti nuke, que s”ils ne l’avaient pas fait, il aurait fallu le faire pour eux.

Tout ça pour doubler le nombre de centrales à charbon. Merci les cousins germains. “Les centrales les plus propres du monde” disent-ils, mais qui dégueulent 1000 fois plus de radioactivité (Oui Oui madame), de métaux lourds et de particules ultra-fines que le nucléaire.

Tout n’est pas rose de ce côté bien sûr, mais on ne m’explique pas pourquoi les japs ont pu se réinstaller 20 ans après sur le site de Hiroshima. Elle est ou la demi-vie des nucléotides a un million d’années. Informez nous ! Régule ! Plus de 2500 personnes vivent dans la zone interdite de Tchernobyl. Et on n’y trouve pas d’animaux mutants, pas de végétation extraordinaire, les vieux y sont légion… il est vrai qu’il n’y a plus qu’eux..


On peut quand même rêver a une forme d’objectivité de l’information


URSS, Tchernobyl, radioactivité, Angoisse des populations, mensonges des états
Le Cri et l''Angoisse

En 1991, ou début 1992, A.I.Bulatov de Krasnodarnipineft, spécialiste mondial des ciments, avec qui j’avais des contacts professionnels réguliers, est dépêché sur place, l’angoisse au ventre et sur le visage, pour participer à la construction du sarcophage. Il nous traduit son inquiétude tant pour lui même, que pour les conséquences environnementales.

Près de 600 000 personnes ont été concernées par les travaux de contention du sinistre, de déblayage, et de construction du cercueil de béton, et cela sur 10 ans. De 40 morts par explosion initiale, on ajoute (OMS) 4000 décès par irradiation. Même si on multiplie par 10 ces chiffres, il faut les comparer aux 10 000 morts par an dus à l’extraction directe du charbon, plus tous ceux liés à la pollution induite par celui-ci.


Ça interpelle non ?


URSS, Tchernobyl, radioactivité, mensonges des états
Loin du monde idéal

Il n’y a pas d’énergie propre et les pseudos énergies renouvelables à durée de vie de 20 ans me font plutôt pleurer de rage.



Autres histoires atomiques soviétiques :


Essais en Nouvelle Zemble 130 tirs de 1955 à 90

Kapustin Yar (près de Volgograd) 11 essais de 1957 à 61

Semipalatinsk, 456 essais de 1949 à 1985


Trainent ici des histoires un peu folles concernant la Bombe : des essais de détournement de fleuves pour les diriger vers le sud (Petchora), une tentative de creusement d’un canal pour alimenter, la mer Caspienne et la mer d’Aral, depuis la méditerranée.....mal à confirmer la véracité…. à suivre.



Autres histoires Nucléaires :


De l'autre côté de l'Oural dans la région de Tcheliabinsk à 1 500 km à l’est de Moscou, les physiciens et chimistes nucléaires russes s’affairent, pour permettre à l'Union soviétique de se doter de l'arme atomique. Ils y parviennent rapidement : le premier essai a lieu en 1949. Comme dans tout l’empire, à cette époque, les questions environnementales (et esthétiques…) n'étaient pas la priorité, ainsi les éléments les plus radioactifs étaient-ils stockés dans des réservoirs métalliques sur le site de Maïak et refroidis par un système rudimentaire. Les autres, les résidus de basse toxicité étaient déchargés dans la rivière Techa. Les résidus de moyenne dangerosité on s’en débarrassait en les jetant dans le lac Karatchaï, aujourd’hui, le lieu le plus pollué sur Terre. Ce refroidisseur tomba en panne le 29 septembre 1957, ce qui provoqua une explosion chimique (pas nucléaire), mais une catastrophe nucléaire de niveau 6 par projection dans l'atmosphère d'éléments radioactifs (la moitié de Tchernobyl, cinq fois plus que Fukushima). Une partie retomba sur place, mais une grande quantité de ces poussières radioactives, poussées par le vent, se dispersa sur une trajectoire nord-est. 10 000 personnes furent très provisoirement évacuées d'Oziorsk, 500 000 furent exposées aux radiations et certains en moururent. Sans pouvoir les dénombrer exactement, l'estimation est de 220 décès cette année-là.

Aujourd’hui le lac est asséché et scellé lui aussi d’un « sarcophage » : en fait, un agrégat de pierres, gravats et d’imposants blocs de béton.

Les bruits et rumeurs autour de ces déboires ionisants, étaient suffisamment alarmants, pour qu’en 1991, lors de mes pérégrinations dans le Nord en région Timan Pechora, je me procure un compteur Geiger, avec lequel je relevais discrètement les niveaux de radiation dans les villes et chantiers ou je résidais. Rien eu à signaler.

Intuitivement il y a cependant quelques questions liées à l’absence claire de conséquences face aux expositions aux radiations, avec à la clef encore une fois un sentiment de foutage de gueule.

Comment se fait-il qu’après 2 bombes nucléaires sur la tête, les japonais soient revenus s’installer aussi vite dans les zones bombardées, à quelques centaines de mètres des épicentres des explosions, et encore ces places ont-elles été conservées vides pour marquer le souvenir du cadeau américain. Ok je sais c’est pas les mêmes isotopes en majorité… ouaihh, mais la quantité !

Citons quasi in extenso, Jean de Kervasdoué, dans son article de Janvier 2020 dans "le Point" :

"Si les Soviétiques déplacèrent la ville sur la carte, l'essentiel des gens resta sur place. Le site de Maiak est d'ailleurs toujours actif et, vraisemblablement, encore à l'origine de nouveaux accidents en 2010, comme en 2017. À l'époque soviétique, seuls les services secrets américains apprirent cette catastrophe et ce n'est pas un hasard si l'avion de Gary Powels, pilote-espion américain, fut abattu en survolant cette région en 1960.

Pas de différences statistiquement significatives


En 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin, la Commission européenne lança un appel d'offres pour étudier les conséquences sanitaires de la catastrophe dite de « Kychtym », en fait le site de Maiak. L'entreprise de conseil en santé que je dirigeais alors, en collaboration avec des experts de l'Institut Curie et du CEA, le remporta. L'étude dura plus d'un an. Notre équipe arrivait donc 34 ans après l’incident. Les travaux portèrent sur la comparaison des pathologies radio-induites (notamment les leucémies) entre, d'une part, la ville de Kaminsk-Uralsky à 30 km au nord-est d'Oziorsk, ville industrielle placée dans la trajectoire du nuage radioactif et, d'autre part, une autre ville industrielle de Sibérie tout aussi polluée mais non irradiée.

Les dossiers médicaux des hôpitaux de ces deux villes étaient de bonne qualité et nous pûmes analyser et comparer sur une longue période la fréquence de leurs causes de mortalité respectives. À notre très grande surprise, nous n'avons pas trouvé de différences statistiquement significatives et donc, pas de surmortalité à Kaminsk-Uralsky dont les habitants furent pourtant exposés pendant des décennies à des doses de radioactivité très supérieures aux normes acceptées.

En 2019, évaluant les conséquences de la catastrophe de Fukushima, Matthew Neidel, Shinsuke Uchida et Marcella Veronesi publient une analyse au titre sibyllin : « Soyez prudent avec le principe de précaution : évidences tirées de l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi » ; son contenu s'éclaire dans The Economist du 9 novembre 2019, qui, résumant cette étude, demande, à propos de Fukushima : « Est-ce que les mesures de sécurité ont plus tué que le désastre qui les a déclenchées ? » La réponse est clairement oui ; la précaution peut donc être mortelle !

En effet, 21 000 résidents de la zone de Fukushima furent évacués, 2 000 sont morts du seul fait de cette évacuation (stress, suicide, arrêt de traitements médicaux…). En outre, comme la catastrophe a été au Japon la cause d'une forte croissance du coût de l'électricité (les centrales nucléaires ont été fermées), entre 2011 et 2014, 1 280 personnes sont mortes de froid. Quant aux morts dus à l'exposition à des rayonnements ionisants, il est nul. Les 21 000 décès de Fukushima viennent de la noyade par le tsunami et 5 d'une explosion, aucun d'irradiations.

Le drame fut d'abord celui du déracinement, de l'angoisse, de la perte d'emploi


Enfin, il faut évoquer Tchernobyl (catastrophe de niveau 7), dont nous avons suivi les conséquences sanitaires publiées dans les revues à comité de lecture, avec attention, craignant, après l'analyse de données de Kychtym, de nous être trompé. Vingt ans après le drame (2006), l'OMS (Organisation mondiale de la santé) estimait que le nombre de décès directement dus à la catastrophe était inférieur à 80 personnes, dont 50 chez les 240 000 liquidateurs qui furent fortement exposés aux radiations. La catastrophe projeta dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Deux millions d'enfants des régions avoisinantes (Ukraine, Biélorussie, Fédération de Russie) reçurent des doses de cet isotope de l'iode ; elles furent d'autant plus facilement absorbées que ces enfants d'Europe continentale, habitant loin de la mer et mangeant peu de ses produits, étaient carencés en iode. Chez ces enfants, 6 000 cas de cancers de la thyroïde provoqués par cette radioactivité furent recensés. Ils furent traités par ablation de la thyroïde et prescription à vie de thyroxine, ce traitement n'est pas bénin, mais il leur a sauvé la vie.

Quant aux effets indirects, selon les modèles, la mortalité induite était estimée, il y a quinze ans, entre 4 000 à 16 000 personnes. Ces chiffres semblent aujourd'hui surestimés, car on ne distingue pas d'augmentation significative des cancers du sein et des leucémies chez la population la plus irradiée et, contrairement à ce qui a été dit et montré par des images qui proviennent de montages frauduleux, il n'y a eu aucune malformation congénitale ; il y eut même, en 1987, une baisse des morts par leucémie en Ukraine, car la communauté internationale aida ces malades à être correctement pris en charge. Comme à Fukushima, outre ces décès, le drame fut d'abord celui du déracinement, de l'angoisse, de la perte d'emploi. Quant à l'interdiction d'habiter dans la zone proche, l'étendue de précaution dépend des normes appliquées, plus que de leur dangerosité réelle. L'effet des rayonnements ionisants n'est pas linéaire, et sans risque sanitaire, on peut dépasser sans crainte de 6 fois (100 millisieverts) la dose maximum des employés des centrales nucléaires (17 millisieverts) françaises. De même, on peut revivre aujourd'hui sans danger dans la quasi-totalité des territoires contaminés de Fukushima.

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Meme pas Mal !!

Le nucléaire a évité l'émission de 64 milliards de tonnes de CO2 !


Bien entendu, la campagne de désinformation médiatique n'a pas été gagnée par l'OMS et les nombreux experts américains, suisses, français, ukrainiens qui ont réalisé ces travaux et dont on ne voit pas l'intérêt à sous-estimer quoi que ce soit. Il suffit pour s'en rendre compte de taper sur un moteur de recherche : « Décès Tchernobyl », pour découvrir des estimations fantaisistes qui apparaissent d'ailleurs avant l'étude de référence de l'OMS.

Le premier acte de foi de tout écologiste politique est d'être antinucléaire. Les Grünen de l'Allemagne de l'Ouest furent notoirement financés par les fabricants de lignite de l'Allemagne de l'Est, alors partie du bloc soviétique, pour permettre à l'URSS de rattraper son retard en la matière. En attendant pour plaire au 3 % de l'électorat, les partis politiques au pouvoir en France, inventent des normes folles et tentent de décarboner une énergie électrique qui l'est déjà en réduisant la contribution du nucléaire à notre mix électrique.

L'article de Markandya et Wilkinson publié par The Lancet en 2007, indique pourtant que la mortalité à court terme par unité d'énergie, sans parler de pollution atmosphérique, est 467 fois moins importante pour le nucléaire que pour les centrales à charbon ; quant au gaz (énergie propre ?) le rapport est de 1 à 40. Enfin, Karecha et Hansen ont calculé que le remplacement du charbon, du fuel et du gaz par du nucléaire a déjà économisé 1,84 million de morts prématurées dans le monde de 1970 à 2010, dont 290 000 en France et aussi évité l'émission de 64 milliards de tonnes de CO2 !

Ces chiffres devraient convaincre car l'expérience montre que la peur du nucléaire civil est sans fondement objectif. Toutes les catastrophes mondiales du nucléaire civil, depuis un demi-siècle, ont été fatales pour quelques milliers de personnes. C'est toujours trop, mais de l'ordre de l'effet du tabac, en France, en moins d'un mois ! ».


fin de l'article de Kervasdoue


URSS, Tchernobyl, radioactivité, Mensonges et Incompetence des états
Et la Roue Tourne

Ajoutons-en encore car la coupe n’est pas pleine :

Hiroshima et Nagasaki, les bombes explosent entre 650 et 800 mètres d’altitude, histoire de bien distribuer la sauce et irradier un max. Victimes directes 200 000 pour faire un compte rond, et encore autan pour la suite et les conséquences.

Une bombe à Uranium l’autre au Plutonium, pour que la panoplie des sous-produits soit complète.


Vingt ans après on reconstruit sur la zone infecto-irradiée et aujourd’hui ne reste que le mémorial des points à l’aplomb de l’explosion, tout le reste est rebâti de neuf.


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